Un Belge opte pour une expérience sûre lors d'un événement

Les Belges continuent d'affluer vers les événements et y attachent de plus en plus d'importance. Une enquête publique à grande échelle menée par Event Confederation et iVOX auprès de 1 000 Belges en avril 2026 montre que 74 % des Belges ont assisté à au moins un événement au cours de l'année écoulée. C'est 6 % de plus qu'il y a un an. Le message du public est clair : les gens veulent continuer à se rassembler, à vivre des expériences, à célébrer et à participer. Dans le même temps, ils attendent des organisateurs qu'ils continuent à investir dans le confort, la prévention, le bien-être et la sécurité publique. Non pas parce que les événements ne seraient pas sûrs, mais précisément parce qu'ils occupent une place centrale dans la vie sociale, culturelle et économique.
La sécurité et le bien-être font partie de l'expérience globale
L'enquête montre que les visiteurs considèrent de plus en plus que la sécurité et le bien-être font partie d'une expérience de qualité. Plus d'un visiteur sur quatre déclare avoir été lui-même victime d'un comportement transfrontalier ou connaître quelqu'un qui en a fait l'expérience lors d'un événement. Ce chiffre montre que le sujet est socialement vivant et que les visiteurs ont des attentes claires. Ainsi, près de trois quarts des Belges pensent que les espaces sécurisés devraient avoir leur place dans les événements. À Bruxelles, ce chiffre s'élève même à près de neuf sur dix. Près de sept Belges sur dix pensent également qu'un point de signalement physique sur le site de l'événement peut contribuer à rendre les problèmes plus rapidement discutables et mieux contrôlés. La présence de personnes de contact formées est également considérée comme importante. Plus de la moitié des Belges estiment que les victimes d'événements devraient pouvoir s'adresser à un expert qualifié, tel qu'un psychologue ou un travailleur social.

La prévention fonctionne lorsqu'elle est facilement accessible
Les visiteurs belges optent aussi souvent pour une approche pragmatique de la réduction des risques. La réduction des risques ne part pas de la condamnation, mais de la limitation des risques et de l'augmentation de la sécurité. L'objectif est simple : prévenir les dommages et faire en sorte que les visiteurs puissent rentrer chez eux en toute sécurité. 75 % des visiteurs estiment qu'il est important que des équipes de sensibilisation soient présentes lors des événements. 81 % des Belges pensent également que le personnel chargé des événements devrait être formé pour reconnaître les comportements transfrontaliers et les urgences médicales liées à la drogue. Les zones de repos sont également de plus en plus considérées comme des installations utiles. Plus de la moitié des Bruxellois se disent prêts à payer plus cher pour des événements où de telles zones sont prévues.
L'eau gratuite, une commodité de base
Les attentes sont également claires en ce qui concerne l'alcool et l'hydratation. 86 % des Belges pensent que l'eau potable devrait être disponible gratuitement lors des événements. Par ailleurs, seuls 39 % d'entre eux sont prêts à payer plus cher pour un événement où cette eau est fournie. En outre, les Belges sont largement favorables à un contrôle plus strict de la consommation d'alcool par les mineurs. Près de neuf Belges sur dix pensent que c'est important. À Bruxelles et en Wallonie, deux tiers d'entre eux vont plus loin et pensent que les tests d'alcoolémie devraient être rendus obligatoires après chaque événement.

Plus de règles ne doit pas réduire le plaisir
Bien que 38 % des Belges craignent que le renforcement des règles en matière d'alcool, de drogues et de comportement transfrontalier ne réduise l'insouciance lors des événements, l'enquête montre surtout que des mesures bien conçues ne font que renforcer la confiance. 75 % des visiteurs déclarent que ces mesures augmentent leur sentiment de sécurité. Deux tiers d'entre eux estiment qu'elles peuvent contribuer à réduire les nuisances. Pour Event Confederation, il s'agit d'un signal important. Les visiteurs n'exigent pas de la condescendance, mais des mesures claires, visibles et applicables qui contribuent à une expérience positive.
Le secteur de l'événementiel veut aller de l'avant : des rôles clairs, une meilleure culture du reporting et un meilleur cadre juridique.
La Confédération de l'industrie de l'événementiel s'emploie donc activement à renforcer le cadre de la sécurité et du bien-être lors des événements. Le secteur souhaite clarifier les rôles de chacun : visiteurs, employés, bénévoles, équipes d'assistance, organisateurs, sécurité privée et services publics. Le principe selon lequel la sécurité est une responsabilité partagée est essentiel. Le personnel et les bénévoles peuvent signaler, s'adresser et orienter. Les services de sécurité professionnels restent compétents pour la surveillance, le contrôle et l'intervention.
Sur la base du livre blanc "Security at events in Belgium" du Safety & Security Advisory Board de l'Event Confederation, les travaux se poursuivent également en vue d'établir un cadre juridique plus clair pour les équipes d'assistance. Cette fonction devrait permettre aux organisateurs de déployer des profils à bas seuil, préventifs et de soutien social, sans assumer de tâches de surveillance. "Les événements rassemblent les gens et nous devrions continuer à entretenir cela", souligne Tom Bellens. "Le défi n'est pas de rendre les événements plus lourds ou plus difficiles, mais de les organiser de manière plus forte, plus claire et plus sûre. En intégrant mieux la prévention, le bien-être et des rôles clairs, nous faisons la différence pour les visiteurs comme pour les organisateurs".
Source : Confédération de l'événementiel